Accéder au contenu principal

Articles

Revue Eurorient 2014 : L'Afganistan, retrait ou retraite?

Conférence : L'Histoire secrète de l'Iran

Jeudi 21 mars 2013 à 14 h 30 Maison du citoyen - Fontenay-sous-Bois L’HISTOIRE SECRÈTE DE L’IRAN Par Setâre ENAYATZADEH L'histoire de l'Iran a connu une véritable rupture en 1979. Rupture avec une tradition monarchiste, rupture avec une visée pan-iraniste au profit d'un pan-islamisme dû à la prise du pouvoir par les mollahs. Ces données, si profondes et cohérentes soient-elles, ne sauraient se passer d'une autre histoire, plus souterraine, celle du rôle des services secrets du monde entier dans l'avènement de la République islamique. Celle encore des ac- cords et des pressions souterrains qui structurent de l'intérieur l'histoire de l'Iran contemporain. De l'affaire Ajax en 1953, au rôle de la secte hojjatieh présente dans les hauts rangs de la sphère dirigeante iranienne, en passant par la prise d'otages de l'ambassade américaine en 1979, l'histoire n'est jamais qu'une procession visi- b...
EURORIENT, n° 40, 2013 Les dessous du pouvoir en Iran : La secte neo-hojjatieh  Amélie Chelly (Setâre Enayatzadeh) Résumé The unification of a strong and authoritarian state with religious laws and institutions after the 1979 revolution in Iran has resulted in the creation of an apparent mechanism of power. But, beneath the appearances, another centre of power has been working in a clandestine way since 1983: the Hojjatieh association, founded in 1953, officially forbidden in 1983. This traditionalist Shia organization is an underground messianic sect which hopes to hasten the coming of the Apocalypse, and the return of Imam Mahdi, the prophesied future redeemer of Shiite eschatology. Despite its official dissolution, this faction has still made some inroads, in the form of a sort of Freemasonry. Today, the future of the Hojjatieh association in Iran depends on a significant formal and ideological metamorphosis which leads analysts to rename the faction as “neo...

Les coulisses du pouvoir iranien : l'influence néo-hojjatieh

Amélie Chelly (S. Enayatzadeh) La société hojjatieh est une organisation chiite sectaire qui apparaît en 1953, et qui est officiellement interdite depuis 1983.  La secte naît en premier lieu d’une opposition au bahâïsme 1 , et se fonde sur un millénarisme actif : le chiisme traditionnel duodécimain reconnaît l’autorité de douze imams dont le dernier, Mahdi, aurait disparu en 874. L’eschatologie chiite repose donc sur son retour qui doit marquer l’avènement de temps de paix et de justice, succédant à l’apocalypse. La secte hojjatieh a une lecture activiste de ce millénarisme : l’homme doit hâter l’arrivée de Mahdi. Le fondement anti-bahâiste de ce mouvement sectaire (l’appellation initiale de la société hojjatieh était d’ailleurs l’ andjoman-e zed-e bahâi , « la société anti-bahâï ») se trouve ainsi très lié à cette vision activiste : le bahâïsme, religion fondée au XIXè siècle, définie comme une secte par le chiisme traditionnel, est née de l...

BUILDING n°2 "IRAN MODE D'EMPLOI POUR LA DEMOCRATIE" sortie le 4 avril

setâre enayatzadeh setare enayatzadeh

Et si l'Iran devenait démocratique ? Quelle place pour le chiisme ?

Amélie Chelly (S. Enayatzadeh) Le terme “dissidence” n’est pas qu’un mot revenant parmi d’autres sur la scène de l’actualité iranienne. Il est la pierre angulaire de l’histoire structurelle de l’Iran. Au centre de ce qui semble actuellement définir la réalité socio-politique du pays : le chiisme, qui est par essence dissident. En effet, à ne considérer que l’origine étymologique du terme, « chiisme », « shi’a » en arabe, trouve une traduction fidèle dans le substantif latin « secta », « secte », qui ne fait sens que par rapport à l’ensemble dont il s’est distingué, le sunnisme, « sonni », la tradition. La dissidence, c’est la distinction assise. L’extraction nouvelle et minoritaire qui a tout à prouver et qui doit, pour ce faire, exister par la distinction pour exister tout court.   L’Iran étant l’un des rares pays du monde musulman comptant une écrasante majorité de chiites, il semble évident que la Rép...