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CETTE ETOILE A MON BRAS

A commander sur : http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/enayatzadeh-setare/cette-etoile-a-mon-bras-roman,28589243.aspx « Nous étions nombreux à avoir ce gène ethniquement transmissible du nom de judaïsme... Vivre avec, c'était rejoindre le clan des anormaux, des handicapés, des sous-hommes. C'est la raison pour laquelle on avait décidé pour notre bien qu'il était préférable d'être mort. Vivre avec une telle tare c'était comme avoir l'apparence d'un homme sans en avoir la dignité (…) Alors j'ai tout simplement décidé de commettre le crime pour lequel on m'avait accusé à tort, histoire de n'être pas condamné pour rien: j'ai endossé la déloyauté qu'on attribue généralement aux juifs, j'ai changé de nom et de pays pour, dans un premier temps, échapper à l'ennemi alors qu'il n'était pas assez puissant pour m'arrêter… » Heinrich fuit sa vie pour dessiner l’histoire de sa mort. Il est vite rattrapé par le devoir, et ce der...

IRAN : autopsie du chiisme politique

photo Pascal Béliard Essai d'Amélie M. Chelly, préfacé par Farhad Khosrokhavar, sur l'avenir de la République islamique d'Iran, aux Editions du Cerf (7 mai 2017) La révolution iranienne de 1979 est-elle parvenue à réaliser son rêve d’une société gouvernée selon des préceptes religieux ? En d’autres termes, a-t-elle réussi à fusionner, en un même corps, le politique et le religieux ? Selon Amélie Chelly, la réponse ne souffre aucune ambiguïté : en faisant du chiisme un outil politique, les dirigeants iraniens ont non seulement dévoyé les piliers de la religion traditionnelle, mais encore ont échoué à fonder un système durable et crédible. En remontant aux origines du régime des mollahs, en étudiant toutes les étapes du dévoiement du culte et des préceptes, elle montre comment les dirigeants iraniens ont systématisé la confusion entre la sphère publique et la sphère privée, rendant illisible la juste place, la fonction et la nature même de la foi. Et ce ...

L’importance de la figure de l’Imâm dans le chiisme, et son détournement politique contemporain (2/2)

Amélie Chelly Focalisons à présent notre attention sur le Guide. Khomeiny n’avait pas « Imâm » pour unique appellation. L’établissement, l’institutionnalisation de la République islamique, a bien évidemment entraîné une officialisation des attributions du Guide ainsi qu’une détermination de son pouvoir au sein des institutions, et le terme d’Imâm ne constitue pas un titre nécessaire à l’exercice de ce pouvoir. D’ailleurs le terme ne figure pas dans la Constitution. Il n’a officiellement été attribué qu’à R. Khomeiny, même si très récemment la question s’est posée concernant Ali Khamenei 1 . Dans la Constitution de 1979, c’est le terme de رهبر, rahbar, qui est employé, ou de ولی فقیه, vali ye faghih (littéralement « gardien de la jurisprudence » en sachant qu’il y a la notion de « tutelle » dans le mot « vali » qu’on traduit par « gardien »). Nous pencher sur une considération linguistique nous sera là encore d’un grand intérêt pour saisir l’étendue de l’idée de cette sécularisatio...