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La radicalisation et ses traitements - Histoire et processus

Histoire et processus de radicalisation (1ere partie)

Président de séance : Fethi Benslama, 

Gilles Kepel : Les trois générations du jihad
Farhad Khosrokhavar : Les deux modèles de la radicalisation
Isabelle Sommier : L'engagement radical, un fait social total
Alain Bauer : La guerre ne fait que commencer

Colloque des 5 & 6 mars 2015


Histoire et processus de radicalisation (2e partie)


Président de séance : Gérard Rabinovitch

Christian Vallar : De la distinction entre Frères musulmans et salafistes en France
Bernard Godard : Politiques publique française et européenne vis-à-vis de la radicalisation
Patrick Amoyel : Dérives sectaires ? De quelques manipulations lénifiantes
Farid Abdelkrim : Pourquoi j'ai cessé d'être islamiste ?


Première partie




Deuxième partie



Troisième partie 




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Quelle est la nouvelle stratégie du groupe Etat islamique ? Entretien avec Amélie Chelly

IRAN : autopsie du chiisme politique

Essai d'Amélie M. Chelly, préfacé par Farhad Khosrokhavar, sur l'avenir de la République islamique d'Iran, aux Editions du Cerf (7 mai 2017)

La révolution iranienne de 1979 est-elle parvenue à réaliser son rêve d’une société gouvernée selon des préceptes religieux ? En d’autres termes, a-t-elle réussi à fusionner, en un même corps, le politique et le religieux ?
Selon Amélie Chelly, la réponse ne souffre aucune ambiguïté : en faisant du chiisme un outil politique, les dirigeants iraniens ont non seulement dévoyé les piliers de la religion traditionnelle, mais encore ont échoué à fonder un système durable et crédible. En remontant aux origines du régime des mollahs, en étudiant toutes les étapes du dévoiement du culte et des préceptes, elle montre comment les dirigeants iraniens ont systématisé la confusion entre la sphère publique et la sphère privée, rendant illisible la juste place, la fonction et la nature même de la foi. Et ce jusqu’à la rendre inopérante.
Dans ce context…

La femme idéale selon Daesh

Par Amélie M. Chelly
Chercheure associée au CADIS (EHESS-CNRS) Un ventre sacré
Nous suivons l'évolution de l'image que Daesh construit de la femme à travers les contours tourmentés de l'actualité. Au départ, l'Occident était sidéré par le confinement féminin et la réduction de son rôle aux tâches les plus traditionnellement liées au foyer, à la procréation, à un avilissement dans une sexualisation mécanique. Cette image-là d'ailleurs était à l'origine d'une question récurrente : "comment des femmes européennes peuvent-elles être attirées par cette réduction et cette privation de liberté ?". Puis l'actualité a dessiné les femmes de Daesh autrement, les armes à la main, nous poussant à reconsidérer l'image que la propagande de l'EI véhiculait désormais de la femme.
Cette image est plurielle. Quels en sont les contours ?
Celle ancrant la gente féminine dans un rôle traditionnel semble simple : c'est celle de la femme qui donne naissance…