vendredi 15 octobre 2010

CV Setâre Enayatzadeh

setare.enayatzadeh@hotmail.fr

Setâre Enayatzadeh, philosophe de formation, spécialiste du monde kurdo-iranien et du chiisme politique, achève actuellement une thèse sur la Sécularisation du chiisme et la République islamique d’Iran, et enseigne notamment dans de écoles de commerce et des classes préparatoires (HEC/math sup). La publication de divers travaux d’analyse sur les minorités en Iran, la question kurde ou encore le chiisme politique, dans divers revues et sites internationaux (Revue Cité, Cahiers du CERIJ, Cahiers Bernard Lazare, sites d’opposition…), font d’elle une analyste de l’opposition. Elle est par ailleurs l’auteur du roman Cette Etoile à mon bras, paru chez l’Harmattan en 2010, et de Hava, autre roman à paraître chez le même éditeur.



Profil

Née le 31/07/1983 à Marseille
Permis B
Nationalité française


Formation



DOCTORAT EN SOCIOLOGIE POLITIQUE, EHESS
Recherche sur la sécularisation du chiisme, et la République islamique d’Iran à l'EHESS (Khosrokhavar dir.) 2006-

ETUDIANTE EN PERSAN, INALCO, LICENCE 2007-2008

MASTER II DE PHILOSOPHIE POLITIQUE AVEC MENTION, PARIS IV (SORBONNE) (Renaut dir.) 2005-2006

MAITRISE DE PHILOSOPHIE POLITIQUE AVEC MENTION, PARIS IV (SORBONNE) (Romano dir.) 2004-2005

LICENCE DE PHILOSOPHIE AVEC MENTION, PARIS IV (SORBONNE) 2003-2004

DEUG 2ÈME ANNÉE DE PHILOSOPHIE, UNIVERSITÉ D’AIX-EN-PROVENCE 2002-2003

DEUG 2ÈME ANNÉE D’HISTOIRE, UNIVERSITÉ D’AIX-EN-PROVENCE 2002-2003


Expériences professionnelles

- ENSEIGNANTE EN GEOPOLITIQUE ASIATIQUE A l'ESG (Ecole Supérieure de Gestion) 2008-2010
- ENSEIGNANTE EN PHILOSOPHIE DANS LE SECONDAIRE Pour filières générales: Terminales L, ES, S. 2004-
- INTERVENANTE POUR LA FORMATION DE JOURNALISTES, FRANCE 3 TÉLÉVISION Dans le cadre de l’ESJ (Ecole supérieure de journalisme de Lille) 2007-
- ENSEIGNANTE À L’UNIVERSITE INTER-ÂGE de Créteil
Intitulé du cours : « l’Islam vu d’Iran » 2008-
- EXAMINATRICE et PROFESSEUR EN CULTURE GENERALE à la prépa HEC INTÉGRALE 2010-
(ainsi qu'enseignement de l'exercice de synthèse pour les concours d'ACCES et SESAME)
- COORDINATION LITTERAIRE de la revue CITES (PUF) 2009-2010
- MEMBRE DU COMITE DE LECTURE de la revue CITES (PUF) 2009-

RECHERCHES EN IRAN
- Enquête sociologique auprès des minorités religieuses



Conférences et publications
- Cette Etoile à mon bras, Harmattan, janvier 2010 (roman)*
- Hava, Harmattan, à paraître, roman
- Quand le Messie était kafkaïen » in Les Juifs et l’Europe, CERIJ, direction C-R Samama (deuxième semestre 2005 - premier semestre 2006)
- « Les Elections iraniennes critiquées par les Mollahs » in Cités, Hors-Série "Retour sur Evénements" 2010
- «
L’Imâm chiite et son détournement politique contemporain» in Cité 44, Genres et Sexe 2010
- Essai sur l’Iranité, à paraître*

- Collaboration mensuelles aux Cahiers Bernard Lazare (sur le monde iranien), et conférences pour le cercle*
- Intervention à la mairie du XIII, le 13 juin 2009 pour le premier meeting d'opposition à la République Islamique d'Iran, aux côtés de Reza Pahlavi (organisateurs Le Meilleur des Mondes, UEJF, La Confédération Etudiante)
- Intervention au colloque "Le Dilemme
iranien" à l'ESG le 13 juin 2010
- Conférence à l'Institut des Sciences politiques "Iran, the United States, and Europe : what policy fo what threat ?" aux côtés Jason Isaacson (AJC Director of Government and International Affairs since 1991, is a longtime analyst of U.S. political and strategic affairs and an advocate for Middle East peace) et Michel Taubmann (Journalist, historian, author of books on Iran), le 16 novembre 2010.
- Conférences sur les Juifs d'Iran aux centres communautaires de Nîmes, Grenoble, 2010.
- Interventions sur Radio J
- Collaboration avec le centre Edmond Fleg, intervention sur le monde iranien*
- Conférence avec Morad El Hattab, prix littéraire de la paix, sur la Shoah et l’Iran (pour Limoud)*
- Cycle de conférences au Centre Communautaire de Paris sur la sécularisation du Chiisme et la République islamique d’Iran. 2007
- Conférence sur les Kurdes d’Iran au Centre Artistique, Culturelle et Social (Hewal
ASBL, Centre Communautaire Kurde en Belgique), Janvier 2008*

*sous le nom de Setâre Enayatzadeh



Langues

- Anglais parlé lu et écrit (bon niveau)
- Espagnol parlé lu et écrit (bon niveau)
- Japonais parlé lu et écrit (scolaire)
Finaliste du concours de discours japonais (fondation Sasakawa 2000)
- Persan parlé, lu et écrit
- Apprentissage du turc.
- Apprentissage du kurde, dialecte kurmancî



Centres d’intérêt

- Ecriture, roman
- Langues orientales

Colloque 2009 : Setâre Enayatzadeh : "La dictature et le régime islamique".

Michel Taubmann et Julie Coudry présente un colloque réunissant, entre autres, sa Majesté, Reza Pahlavi.


jeudi 14 octobre 2010

Intervention radio : Clotilde Reiss et le pouvoir iranien

Une intervention de Setâre Enayatzadeh: propos recueillis par Paule-Henriette Levy


Amélie Chelly (Setâre Enayatzadeh) dans Cités 44 "Genres et sexes"


Cités

« Retour à la cité réelle et ouverture vers la cité possible »

Genre et sexe
n°44

Y.C.Zarka, Editorial

I. Dossier : Genre et sexe
Marie-Anne Lescourret, Présentation
Joseph O’Leary, La théologie catholique face au mariage homosexuel
Jean-François Rey, L’épreuve du genre : que nous apprend le mythe de l’androgyne ?
Anne Corneloup, Etudes de genre et iconologie : sur une histoire de sexes chez Pietro Vecchia
Marie-Anne Lescourret, Comme son nom l’indique…
François Frimat, Danse avec le genre
Louis-Georges Tin, Comment peut-on être hétérosexuel ?
Juliette Grange, Insertion républicaine des études de genres

II. Varia
Gaëlle Demelemestre, La démocratie directe athénienne : Un exemple de fonctionnement synergique des institutions politiques

III. Critique des médias
Luc Rosenzweig, Charles Enderlin et l’affaire Al Dura

IV. Pour comprendre le présent
Setâre Enayatzadeh, L’Imâm chiite et son détournement politique contemporain

V. Recensions
François Frimat, Le désœuvrement chorégraphique, Etude sur la notion d’œuvre en danse (Frédérique Pouillaude, collection « Essais d’art et de philosophie », VRIN, 2009)
Marie-Anne Lescourret, Le regard de la pensée (Pierre Guenancia, P.U.F. 2009, coll. Fondements de la politique, dirigée par Y.-C.Zarka)


Les auteurs



Anne Corneloup


Anne Corneloup est maître de conférences à l’université de Strasbourg depuis 2003, enseigne l’histoire de l’art moderne (XVe-XVIIe s.). Dans la continuité de sa thèse (2001), ses travaux ont porté d’abord sur les échanges réciproques entre portrait profane et pensée chrétienne dans la peinture autour de 1500. Ses recherches explorent maintenant les effets spécifiques du gros plan et du détail approché, notamment les fonctions pédagogiques que l’humour peut y assumer y compris dans un contexte religieux. Parmi ses articles récents appliquant cette optique à la question du genre : « Nudité recadrée, nudité glosée : L’Adam et Eve en buste de Hans Holbein le Jeune », dans Nudité sacrée, éd. Élisa de Halleux, Marianna Lora et Philippe Morel, Publications de la Sorbonne, à paraître ; « Grâce et monstruosité : un corps à corps portant à rire dans l’iconographie religieuse », dans Rire avec les monstres, éd. Sophie Harent et Martial Guédron, La Librairie des Musées, 2010
Setâre Enayatzadeh (Amélie Chelly)
Setâre Enayatzadeh, philosophe de formation, spécialiste du monde kurdo-iranien et du chiisme politique, achève actuellement une thèse sur la Sécularisation du chiisme et la République islamique d’Iran, et enseigne notamment à l’ESG (Ecole Supérieure de Gestion). La publication de divers travaux d’analyse sur les minorités en Iran, la question kurde ou encore le chiisme politique, dans divers revues et sites internationaux (Cahiers du CERIJ, Cahiers Bernard Lazare, sites d’opposition…), font d’elle une analyste de l’opposition (www.mondeiranien.blogspot.com).
Elle est par ailleurs l’auteur du roman Cette Etoile à mon bras, paru chez l’Harmattan en 2010, et de Hava, autre roman à paraître chez le même éditeur.
François Frimat
François Frimat est agrégé de philosophie et enseigne en Première supérieure à Valenciennes. Président du festival de danse lillois Latitudes contemporaines, il travaille spécifiquement sur les rapports entre politique et esthétique. Après plusieurs articles consacrés à Descartes, Sartre et la danse, il a publié Enseigner la morale ? (CRDP Lille), coll. I d’antique, Musée de Bavay, et prépare Qu’est ce que la danse contemporaine (à paraître aux P.U.F, novembre 2010).
Juliette Grange
Juliette Grange est agrégée de philosophie, docteur d’Etat, Professeur à l’Université de Nancy II (philosophie moderne et contemporaine).Ses travaux portent sur l’articulation entre philosophie des sciences et philosophie politique, au mouvement de sécularisation et à l’apparition des sciences humaines, ainsi qu’à la littérature des XIXe et XXème siècles (Balzac, Musil).
Auteur de La philosophie d’Auguste Comte, science, politique, religion (P.U.F., 1996), Auguste Comte, la politique et la science (Odile Jacob, 2000), L’Idée de République (Agora Pocket, 2008) . Egalement auteur d’éditions critique de textes de Comte (Payot, TEL Gallimard, G.F. Flammarion) et de Saint-Simon (Agora Pocket).
Marie-Anne Lescourret
Marie-Anne Lescourret est HDR en philosophie, professeur d’esthétique (1992-2010) à l’université de Strasbourg, - (Institut d’histoire de l’art, Département de musicologie)-, professeur invité des universités de Campinas (Brésil) et Fudan- Shanghai (Chine). Auteur d’une Introduction à l’esthétique (Flammarion-Champs, 2002), biographe entre autres, d’Emmanuel Levinas (Flammarion 1994, rééd.) et Pierre Bourdieu (Flammarion, 2008), traducteur de L.Wittgenstein (Grammaire philosophique, Remarques sur la philosophie des mathématiques, Gallimard), et de philosophie analytique. Ses travaux portent sur la philosophie du langage et la compréhension des langages artistiques.
Joseph O’Leary
Joseph O’Leary est professeur de littérature à l’université Sophia de Tokyo, Joseph O’Leary est un théologien irlandais, auteur de Religious Pluralism and Christian Truth (Edimbourg, 1996) et de L’art du jugement en théologie (Ed. du Cerf, 2011). Il a écrit de nombreux articles sur les questions de l’identité sexuelle chez Henry James, George Moore, James Joyce et Junichiro Tanizaki.
Jean-François Rey
Jean-François Rey est agrégé et docteur en philosophie, professeur à l’IUFM de Lille/Université d’Artois. Auteur de Levinas, passeur de justice, et de La mesure de l’homme (Editions Michalon). A assuré la direction de conférences et journées d’études à l’Université de Lille 1 (quatre directions d’ouvrages aux éditions l’Harmattan, Collection « les rendez vous d’Archimède).
Luc Rosenzweig
Luc Rosenzweig a été journaliste au Monde de 1985 à 2001. Il collabore aujourd'hui à la revue Politique internationale, au site internet www.Causeur.fr.

Il est l'auteur de plusieurs essais dont La France et Israël, une affaire passionnelle (Perrin), Ariel Sharon (Perrin), Lettre à mes amis propalestiniens (La Martinière).
Louis-Georges Tin
Louis-Georges Tin, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, docteur ès lettres, enseigne à l’Université d’Orléans et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a écrit plusieurs livres sur la littérature française, dont une Anthologie de la poésie française du XVIe siècle avec Jean Céard, (Gallimard, 2005). Par ailleurs, il a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire de la sexualité, dont le Dictionnaire de l’homophobie, (P.U.F., 2003) et L’invention de la culture hétérosexuelle (Autrement, 2008). Intellectuel très impliqué dans la lutte contre les discriminations, il a fondé la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, célébrée le 17 mai chaque année dans 70 pays à travers le monde ; il est également le porte-parole du CRAN, le Conseil Représentatif des Associations Noires. Son engagement en faveur des droits de l’homme a été salué par plusieurs prix internationaux : le Tupilak Award (Stockholm, 2005), le Tolerantia Award (Berlin, 2006), le Grizzly Award (Moscou, 2006), et le Slavic Price Award (Moscou, 2010).


Yves Charles Zarka
Yves Charles Zarka est professeur à Paris Descartes (Sorbonne), chaire de philosophie politique. Il est notamment l'auteur de La décision métaphysique de Hobbes. Conditions de la politique (Vrin 1987, 2e éd. 1999) ; Hobbes et la pensée politique moderne (PUF, 1995 ; 2e éd. 2001) ; Philosophie et politique à l'âge classique (PUF, 1998) ; La questione del fondamento nelle dottrine moderne del diritto naturale (Naples, Editoriale Scientifica, 2000) ; L'autre voie de la subjectivité (Beauchesne, 2000) ; Figures du pouvoir : Études de philosophie politique de Machiavel à Foucault (PUF, 2001 ; 3e éd., 2001) ; Quel avenir pour Israël ? (en collab. avec Shlomo Ben-Ami et al., PUF, 2001, 2e éd. en poche « Pluriel », 2002) ; Hobbes the Amsterdam Debate (débat avec Q. Skinner), (Hildesheim, Olms, 2001) ; Difficile tolérance (PUF, 2004) ; Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt (PUF, 2005) ; Réflexions intempestives de philosophie et de politique (PUF, 2006) ; Critique des nouvelles servitudes (PUF, 2007). Il a également publié : Raison et déraison d’État (PUF, 1994) ; Jean Bodin : nature, histoire, droit et politique (PUF, 1996) ; Aspects de la pensée médiévale dans la philosophie politique moderne (PUF, 1999) ; Comment écrire l’histoire de la philosophie ? (PUF, 2001) ; Machiavel, le Prince ou le nouvel art politique (PUF, 2001) ; Penser la souveraineté (2 vol.) (Pise-Paris, Vrin, 2002) ; Les fondements philosophiques de la tolérance (3 vol.) (PUF, 2002) ; Faut-il réviser la loi de 1905 ? (PUF, 2005) ; Y a-t-il une histoire de la métaphysique ? (PUF, 2005) ; Les philosophes et la question de Dieu (en collab. avec Luc Langlois, PUF, 2006) ; Matérialistes français du XVIIIe siècle (en collab., Paris, PUF, 2006) ; Hegel et le droit naturel moderne (en collab. avec Jean-Louis Vieillard-Baron) (Vrin, 2006) ; Monarchie et république au XVIIe siècle (PUF, 2007) ; Kant cosmopolitique (L’Éclat, 2008) ; Carl Schmitt ou le mythe du politique (PUF, 2009), La destitution des intellectuels, (PUF 2010).

dimanche 3 octobre 2010

Biographie des auteurs de Cités hors série "Retour sur événements"

L'objectif de ce numéro hors série consiste en un passage en revue des grands événements qui ont marqué le monde ces dix dernières années. Les analyses sont teintées de toute la clairvoyance qu'implique la prise de recul qu'offre le passage du temps, et la finesse des auteurs apporte sérieux, rigueur et brillance aux sujets analysés. De la crise économique mondiale, à l'élection de Barack Obama en passant par la mascarade électorale iranienne de 2009, ce "retour sur événements" permet de se rappeler avec une qualité d'analyse des plus grandes plumes universitaires et politiques, de ce qui a dessiné les contours de la réalité internationale d'une décennie.

Les auteurs




JEAN-PAUL BETBEZE

Chef économiste & Directeur des Etudes Economiques, Membre du Comité Exécutif de Crédit Agricole SA, Jean-Paul Betbéze est également Professeur à l’Université de Paris Panthéon-Assas, Membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier Ministre, Membre de la Commission Economique de la Nation.
Il développe l’essentiel de ses activités dans l’étude de la conjoncture économique à court et moyen terme et dans l’évolution du secteur bancaire et financier. Ses dernières publications sont : Crise – par ici la sortie, PUF 2010, Rapport 2009 sur les délais de paiement – Banque de France, décembre 2009Crise – une chance pour la France ?, PUF 2008.


JEAN YVES CAMUS

Jean Yves Camus est politologue et travaille à la fois sur les radicalités politiques et les cultures de marge. chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
Il a dirigé et collaboré à plusieurs ouvrages collectifs dans le cadre du Centre européen de recherche et d'action sur le racisme et l'antisémitisme.


PIERRE DOCKES

Professeur émérite à l'université Lyon 2, membre associé du Cercle des économistes, Pierre Dockès est l'auteur de nombreux ouvrages. Les derniers parus sont : Le sucre et les larmes, Descartes et Cie, 2009 ; Hobbes, économie, terreur et politique, Economica, 2008 ; L'enfer, ce n'est pas les autres, Bref essai sur la mondialisation, Descartes et cie, 2007. En outre, il a dirigé avec Jean-Hervé Lorenzi, pour le Cercle des économistes : Le choc des populations, guerre ou paix, Fayard, 2010 et Fin de monde ou sortie de crise, Perrin, 2009.

RAPHAËL DRAÏ

Raphaël Draï, est un professeur agrégé de sciences politiques Doyen honoraire de le faculté de Droit d'Amiens, il exerce actuellement à l' université d'Aix-Marseille III (Droit : Société et vie politique) et à l' Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence où il est chargé d'enseignements au Master Management interculturel et médiation religieuse. Novateur, revendiquant une certaine pluridisciplinarité, c'est un des premiers politologues à avoir introduit la psychanalyse dans sa science. Il a notamment écrit Les pays d’après, Michalon, 2009, et Le plus grand mensonge du monde. Théorie juridique et théorie psychanalytique, Éditions Hermann, 2009.


JEAN-PIERRE DUPUY

Jean-Pierre Dupuy est polytechnicien, Ingénieur Général des Mines, professeur émérite de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique, Paris ainsi que professeur à l'université Stanford, Californie. Il est également membre de l'Académie des Technologies et Directeur des recherches de la Fondation Imitatio.
Ouvrages récents : The Mechanization of the Mind (Princeton University Press, 2000); Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002); Avions-nous oublié le mal? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002); La Panique (Les empêcheurs de penser en rond, 2003) ; Petite métaphysique des tsunamis (Seuil, 2005); Retour de Tchernobyl: Journal d'un homme en colère (Seuil, 2006) ; On the Origins of Cognitive Science (The MIT Press, 2009) ; La Marque du sacré (Carnets Nord, 2009) ; Dans l’œil du cyclone (Carnets Nord, 2009); Penser l'arme nucléaire (PUF, à paraître).



SETARE ENAYATZADEH

Setâre Enayatzadeh, philosophe de formation, spécialiste du monde kurdo-iranien et du chiisme politique, achève actuellement une thèse sur la Sécularisation du chiisme et la République islamique d’Iran, et enseigne notamment à l’ESG (Ecole Supérieure de Gestion). La publication de divers travaux d’analyse sur les minorités en Iran, la question kurde ou encore le chiisme politique, dans divers revues et sites internationaux (Cahiers du CERIJ, Cahiers Bernard Lazare, sites d’opposition…), font d’elle une analyste de l’opposition (www.mondeiranien.blogspot.com). Elle est par ailleurs l’auteur du roman Cette Etoile à mon bras, paru chez l’Harmattan en 2010, et de Hava, autre roman à paraître chez le même éditeur.


LAURENT FABIUS

Laurent Fabius est député de Seine-Maritime et Président de la Communauté de l'Agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe. Ancien Premier Ministre et ancien Président de l'Assemblée Nationale , il était Ministre de l'Economie et des Finances lors du passage à l'euro.


EMMANUEL GARNIER

Maître de conférences à l'Université de Caen, Emmanuel Garnier consacre depuis quatre ans ses recherches à l’histoire du climat au sein du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (UMR CEA-CNRS Saclay) et du Centre de Recherche d’Histoire Quantitative (UMR CNRS-Université de Caen). Il dirige ou participe à plusieurs programmes nationaux pour le GIS Climat-Environnement-Société, l'ANR et le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire. Il a également collaboré au programme Millennium European Past Climate de l’Union Européenne. Il est, entre autres livres, l’auteur des Dérangements du temps. 500 ans de chaud et de froid en Europe, paru en 2010 aux éditions Plon (prix Economie et Risques de La Tribune/BFM Radio) et de Climat et révolutions. Autour du Journal du négociant rochelais Jacob Lambertz (1733-1813), Croît Vif, en 2010.


ILAN GREILSAMMER

Ilan Greilsammer est professeur de science politique à l'université Bar-Ilan, en Israël. Il est spécialisé en politique israélienne et a écrit de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-arabe, parmi lesquels Les communistes israéliens, Les Hommes en noir, La nouvelle Histoire d'Israël, Repenser Israël, etc. Il vient de publier un roman chez Grasset: Une amitié espagnole.


BERTRAND GUILLAUME

Bertrand Guillaume est maître de conférences à l’Université de technologie de Troyes (UTT), où il enseigne notamment l’économie, la philosophie et la prospective de l’environnement. Professeur associé à l’Université de Sherbrooke (Canada), ses travaux portent essentiellement sur les risques environnementaux et le changement global.


MARC-VINCENT HOWLETT

Marc-Vincent Howlett, agrégé de philosophie, est Professeur d'esthétique et d'histoire de l'art à l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré (Paris). Dramaturge de 1986 à 2002. Membre du Comité de rédaction de Présence Africaine. Outre de nombreux articles dans diverses revues et traductions de pièces de théâtre (Ibsen, Strindberg et Pirandello), il a publié plusieurs essais chez Gallimard (Jean-Jacques Rousseau), Ellipses (Tchekhov), Vuibert (Rousseau) et Circé (Strindberg). En 2008 a paru son essai politique et philosophique - Triomphe de la vulgarité (Editions de l'Olivier).




JEAN-FRANÇOIS JACQUES

Maître de conférences en Economie à l’Université Paris-Dauphine, il est membre du LEDa. Il publie en 2001, Croissance et Fluctuations, Analyse macroéconomique de la croissance avec Antoine Rebeyrol chez Dunod.
Page personnelle : http://sites.google.com/site/jacquesjfa/


BERTRAND JACQUILLAT

Bertrand Jacquillat est un économiste français né en 1946, spécialiste d'économie financière. Professeur à Sciences Po Paris et visiting fellow à la Hoover Institution de l’université de Stanford depuis 1976, il est également membre du Cercle des économistes. En 2009, il publie Les 100 mots de la crise financière, (avec Vivien Levy-Garboua), Que sais je ?, PUF, 128 pages, ISBN 2130576362 et La Bourse, (avec Jacques Hamon), Que sais je ?, PUF, nouvelle édition.


ANNIE KAWECKI

Professeur agrégé d’économie et gestion, Annie Kawecki a enseigné à l’Université Paris-Dauphine jusqu’en 2009. Elle Publie en 2009 Economie internationale. Commerce et macroéconomie, avec Bernard Guillochon, chez Dunod.


YVES LACOSTE

Yves Lacoste était professeur à l’université Paris-VIII où il a commencé à enseigner en I968. Il publie en 1976 : La Géographie ça sert d'abord à faire la guerre. La même année, il fonde Hérodote, revue de géographie et de géopolitique. Yves Lacoste est le fondateur, en 1989, du Centre de recherches et d’analyses de géopolitique qui est devenu l’Institut français de géopolitique sous la direction de Béatrice Giblin. Yves Lacoste y dirige le séminaire « Méthodes d’analyse et représentations géopolitiques ».


CORINNE LEPAGE

Corinne Lepage est ancienne ministre de l'Environnement, fondatrice et présidente du parti écologiste Cap21 depuis 1996, co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate jusqu'en mars 2010 où elle annonce qu'elle quitte le mouvement, elle est députée au Parlement européen depuis 2009.
Elle est également membre-fondatrice du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), association d'étude de l'impact des techniques génétiques sur le vivant.


FRANCK LESSAY
Franck Lessay est professeur de philosophie politique à l’Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle. Il a obtenu le Prix « XVIIe Siècle » en 1993 pour la traduction, l'édition critique et la présentation de l’œuvre de Hobbes en français (chez Vrin, sous la direction d’Yves Charles Zarka). Il est membre du conseil de laboratoire de l’Institut Michel Villey pour la culture juridique et la philosophie du droit, ainsi que du comité de rédaction de la revue Commentaire et du conseil de direction de la revue Cités. Il a notamment codirigé les ouvrages suivants : Innovation et tradition de la Renaissance aux Lumières, ouvrage dirigé par François Laroque et Franck Lessay, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2002, et Esthétiques de la nouveauté à la Renaissance, ouvrage dirigé par François Laroque et Franck Lessay, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2001.



VIVIEN LEVY-GARBOUA

Elève de l’Ecole Polytechnique (Promotion 1967), Vivien Levy-Garboua est entré au Corps des Mines et a passé un PhD d’économie à l’Université de Harvard. Après quelques années passées à la Banque de France, comme économiste, il a rejoint la BNP, où il a fait toute sa carrière. Il est devenu membre du Comité exécutif en 1990, puis directeur général délégué en 1996. Lors de la fusion de BNP avec Paribas, il a pris la tête du pôle d’activité Asset Management and Services, puis est devenu responsable de la Conformité et du Contrôle Interne du Groupe. Depuis 2009, il est Senior Advisor de la Banque.
Il a été maître de Conférences en Economie à l’Ecole Polytechnique, et enseigne à l’Institut d’Etudes Politiques. Auteur de nombreux articles de macroéconomie et d’économie bancaire et monétaire, il a écrit plusieurs ouvrages : Macroéconomie Contemporaine, avec Bruno Weymuller (1980, Economica); La Dette, le Boom, la Crise, avec Gérard Maarek (1986, Economica) ; MacroPsychanalyse, l’économie de l’inconscient, avec Gérard Maarek (2007, PUF) ; Les 100 mots de la crise financière, avec Bertrand Jacquillat (2009, PUF).


GERARD MAAREK

Gérard Maarek, polytechnicien, ancien élève de l’ENSAE, a exercé la fonction d’économiste dans l’Administration et dans la banque. Secrétaire général de l’INSEE jusqu’en 1992, il a poursuivi sa carrière comme responsable des études économiques du Crédit Agricole. Parmi ses centres d’intérêt, la modélisation économétrique, la théorie monétaire et la politique économique. Il s’est ouvert plus récemment à la psychologie sociale et à la « behaviorial finance » Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et rapports administratifs (notamment La dette, le boum, la crise, en collaboration, 1986, Economie de l’enlisement, 1997, Macroéconomie et gestion d’actifs, 2003, aux éditions Economica). Il est aujourd’hui consultant indépendant, Senior Advisor auprès de l’EDHEC. Son dernier livre, écrit avec Vivien LEVY-GARBOUA, « MacroPsychanalyse, l’économie de l’inconscient », est paru en 2007 aux Presses Universitaires de France.


JEAN-FRANÇOIS MATTEI

Jean-François Mattéi, né à Oran (Algérie), agrégé de philosophie, diplômé de sciences politiques et docteur d’État es-Lettres, est membre de l’Institut universitaire de France. Il est professeur émérite de l’université de Nice-Sophia Antipolis, et professeur de philosophie politique à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence.
Chevalier de la Légion d’Honneur, il a été membre du Comité d’éthique du CIRAD, responsable pour les sciences humaines du COFECUB (accords universitaires franco-brésiliens), et il est professeur associé à l’université Laval de Québec. Il a été le conseiller personnel du ministre de l’Éducation nationale au Cabinet de M. François Bayrou en 1993 et 1994. Directeur éditorial de deux maisons d’édition, il participe au comité de rédaction de plusieurs revues dont Cités.
Derniers ouvrages parus :
La Barbarie intérieure. Essai sur l’immonde moderne, Paris, PUF, avril 1999 ; 3e édition augmentée, Paris, PUF, 2002, Prix du Cardinal Mercier 2001 de l’université de Louvain ; réédition PUF « Quadrige-Débats », 2004. - Heidegger et Hölderlin. Le Quadriparti, Paris, PUF, 2001 - Civilisation et barbarie, avec Denis Rosenfield, Paris, PUF, 2002. - Heidegger et l’énigme de l’être, Paris, PUF, 2004. - De l’indignation, Paris, La Table Ronde, 2005. - Platon, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2005 ; réédition 2010. - Nietzsche et le temps des nihilismes, Paris, PUF, 2005. - La République brûle-t-elle ?, avec Raphaël Draï, Paris, Michalon, 2006. - L’Énigme de la pensée, Nice-Paris-Montréal, Ovadia, 2006. - La Crise du sens, Nantes, Cécile Defaut, 2006 ; réédition 2009. - Le Regard vide. Essai sur l’épuisement de la culture européenne, Paris, Flammarion, 2007 ; Prix Montyon de philosophie de l’Académie Française en 2008. - Albert Camus et la pensée de Midi, Nice-Paris-Montréal, Ovadia, 2008. - Le Sens de la démesure, Cabris, Sulliver, 2009. - Jorge Luis Borges et la philosophie, Nice-Paris-Montréal, Ovadia, 2010.


VINCENT MICHELOT

Vincent Michelot est professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon où il enseigne l'histoire politique des États-Unis. Spécialiste des institutions et du processus électoral américain, il est l'auteur de deux essais sur la présidence, L'empereur de la Maison blanche (Armand Colin, 2004) et Le Président des États-Unis, Un pouvoir impérial ? (Découvertes Gallimard, 2008). Il travaille actuellement à une histoire constitutionnelle du droit de vote aux États-Unis depuis les années 1960.


PIERRE MOSCOVICI

Pierre Moscovici est Député à l'Assemblée nationale, élu dans la 4ème circonscription du Doubs. Il est membre de la Commission des Affaires étrangères et Vice-président de la Délégation de l'Assemblée nationale auprès de l'Union européenne. Il est également le Vice-président du groupe de réflexion sur l'automobile à l'Assemblée nationale. Il a été élu Président de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard (CAPM) le 12 avril 2008.Il est conseiller municipal de Valentigney, dans le Doubs. Il est chargé d'enseignement auprès de la Fondation Nationale des Sciences Politiques (FNSP). Son dernier ouvrage, Le Liquidateur, est paru chez Hachette en mars 2008.


BIRGITTA ORFALI

Birgitta Orfali est Maître de conférences habilitée à diriger des recherches à la Faculté des Sciences humaines et sociales – Sorbonne, à l’Université Paris Descartes. Parmi ses publications, on peut citer L’adhésion au Front national, de la minorité active au mouvement social, Paris, Kimé, 1990, Sociologie de l’adhésion – rêver, militer, changer le monde, Paris, Zagros, 2005, La société face aux événements extraordinaires – entre fascination et crainte, Paris, Zagros, 2005 ainsi que le n° 41 de la revue Hermès consacré à la Psychologie sociale et la communication.


PASCAL PERRINEAU

Pascal Perrineau est professeur des Universités à Sciences Po Paris. Il dirige le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF). Ses recherches portent principalement sur la sociologie électorale, l’analyse de l’extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l’interprétation des nouveaux clivages à l’œuvre dans les sociétés européennes. Auteur de nombreux livres dont : Le symptôme Le Pen (Fayard, 1997), Le Dictionnaire du vote (PUF, 2001) avec Dominique Reynié, Le désenchantement démocratique (Aube, 2003), La politique en France et en Europe (Presses de Sciences Po, 2007) avec Luc Rouban ou encore Le vote de rupture. Les élections présidentielle et législatives d’avril-juin 2007, (Presses de Sciences Po, 2008).


PHILIPPE ROGER

Philippe Roger est directeur de recherche au CNRS (Centre d’étude de la langue et de la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, Université de Paris-Sorbonne) et Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il enseigne également de manière régulière à l’Université de Virginie (Charlottesville) et à New York University.
Il est l’auteur notamment de : Sade. La Philosophie dans le pressoir (Grasset, 1976), Roland Barthes, roman (Grasset, 1986 ; Livre de Poche, 1990), L’Ennemi américain. Génalogie de l’antiaméricanisme français (Seuil, 2002 ; Points-Seuil, 2004 ; traduit en anglais, arabe, chinois et italien; Prix Aujourd’hui 2003, Prix de la Gould Foundation et de la French-American Foundation pour la traduction en langue anglaise, 2005).
Il a aussi dirigé plusieurs ouvrages collectifs : Sade. Écrire la crise (avec M. Camus, Belfond, 1983) ; La Légende de la Révolution française au XXe siècle (avec J.-Cl. Bonnet, Flammarion, 1988) ; L’Hommes de Lumières. De Paris à Pétersbourg, (Napoli, Vivarium & Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 1995) ; L’Encyclopédie : du réseau au livre et du livre au réseau (avec R. Morrissey, Champion, 2001) ; Un Siècle de deux cents ans ? Les XVIIe et XVIIIe siècles : continuités et discontinuités (avec J. Dagen, Ed. Desjonquères, 2004) et publié une centaine d’articles de littérature ou d’histoire culturelle dans diverses revues françaises et étrangères.
Il est Directeur, depuis 1996, de la revue Critique.


SAHAND SABER

Juriste de formation, Sahand Saber achève actuellement ses études à l'Ecole de Formation des Barreaux et au sein du Cabinet d'avocats international Orrick Rambaud Martel. Il est un membre actif en Europe du "Mouvement vert" né de la contestation consécutive à l'élection controversée de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin 2009. Il écrit des articles d'opinion et d'analyse et qu'il publie sur LeMonde.fr.


DANIEL SALVATORE SCHIFFER

Daniel Salvatore Schiffer, né en 1957, italien de culture française, agrégé de philosophie et titulaire d'un diplôme interuniversitaire (Bruxelles, Louvain et Liège) d'études approfondies en esthétique et philosophie de l'art, a écrit une vingtaine d'ouvrages, dont Requiem pour l’Europe (L’Âge d’Homme, 1993), Les Intellos ou la Dérive d’une caste (L’Âge d’Homme, 1995), Les Ruines de l’Intelligence (Wern, 1996, préface de Patrick Besson), Dialogues du Siècle (Wern, 1997), Umberto Eco - Le labyrinthe du monde (Ramsay, 1998), Grandeur et misère des intellectuels - Histoire critique de l’intelligentsia du XXe siècle (Le Rocher, 1998), La Philosophie d'Emmanuel Levinas - Métaphysique, esthétique, éthique (PUF, 2007, préface de Jacques Taminiaux), Philosophie du dandysme - Une esthétique de l'âme et du corps (PUF, 2008), Oscar Wilde (Gallimard – Folio Biographies, 2009), Le Dandysme, dernier éclat d’héroïsme (PUF, 2010), Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des « nouveaux philosophes » et de leurs épigones (Bourin Editeur, 2010). Spécialisé dans la publication d'entretiens avec les grandes figures intellectuelles d’aujourd’hui, il est aussi l'auteur d'un livre intitulé Bibliothèque du temps présent - 70 entretiens littéraires et philosophiques (Éd. Le Phare, 2005), volume dont la photographe Nadine Dewit a réalisé les portraits. Ancien professeur de littérature contemporaine et de civilisation moderne, dans le cadre des cours de l’Université de Grenoble, au Centre Culturel Français de Milan (Italie), il est aujourd’hui professeur de philosophie de l’art à l’Ecole Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège et professeur invité au Collège Belgique, sous l’égide de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et le parrainage du Collège de France.


MARIE-FRANCE STEINLE-FEUERBACH

Marie-France Steinlé-Feuerbach est docteur en droit privé et sciences criminelles de la faculté de droit de Strasbourg et professeur à l’Université de Haute-Alsace. Elle est également co-fondateur et directeur du Centre Européen de recherche sur le Risque, les Accidents collectifs et les Catastrophes (EA n° 3992) et membre du comité scientifique de RISEO.
Ses domaines de recherche sont la responsabilité civile et pénale, l’indemnisation, les accidents collectifs, les risques naturels et technologiques.
Elle participe à plusieurs contrats de recherche, et en particulier impliquée dans la recherche CNRS « Les risques liés au climat », contrat conclu par l’Université de Bourgogne.
Elle enseigne enfin le droit des obligations, droit des assurances, notamment en Master 2 « Droit de la prévention des risques & Responsabilités », à la faculté de droit de Mulhouse.


MICHEL TAUBMANN

Michel Taubmann est un journaliste français à Arte. Il est également le directeur de la revue Le Meilleur des Mondes. À la suite des attentats du 11 septembre 2001, Michel Taubmann va réunir les intellectuels français favorables à une intervention en Afghanistan puis, en mars 2003, en Irak. Quelques mois plus tard, le cercle projette de fonder une revue, ce qui se concrétisera par la création d'un organe intitulé « Le Meilleur des Mondes » dont Michel Taubmann est le rédacteur en chef. Il a notamment écrit La Bombe et le Coran. Première biographique du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, aux éditions du Moment, 2008, et l’Histoire secrète de la révolution iranienne, avec Ramin Parham, aux éditions Denoël, 2009.

ELHANAN YAKIRA

Elhanan Yakira est professeur de philosophie à l’université Hébraïque de Jérusalem. Il a publié plusieurs livres et articles sur la philosophie au 17e siècle (notamment Leibniz et Spinoza), sur la philosophie du 20ème siècle (Cavaillès, Meyerson), et en philosophie politique. On compte parmi ses ouvrages, Post-sionisme, post-Shoah trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël, PUF, collection : « Fondements de la politique », Paris, 2010.


YVES CHARLES ZARKA

Yves Charles Zarka est professeur à Paris Descartes (Sorbonne), chaire de philosophie politique. Il est notamment l'auteur de La décision métaphysique de Hobbes. Conditions de la politique (Vrin 1987, 2e éd. 1999) ; Hobbes et la pensée politique moderne (PUF, 1995 ; 2e éd. 2001) ; Philosophie et politique à l'âge classique (PUF, 1998) ; La questione del fondamento nelle dottrine moderne del diritto naturale (Naples, Editoriale Scientifica, 2000) ; L'autre voie de la subjectivité (Beauchesne, 2000) ; Figures du pouvoir : Études de philosophie politique de Machiavel à Foucault (PUF, 2001 ; 3e éd., 2001) ; Quel avenir pour Israël ? (en collab. avec Shlomo Ben-Ami et al., PUF, 2001, 2e éd. en poche « Pluriel », 2002) ; Hobbes the Amsterdam Debate (débat avec Q. Skinner), (Hildesheim, Olms, 2001) ; Difficile tolérance (PUF, 2004) ; Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt (PUF, 2005) ; Réflexions intempestives de philosophie et de politique (PUF, 2006) ; Critique des nouvelles servitudes (PUF, 2007). Il a également publié : Raison et déraison d’État (PUF, 1994) ; Jean Bodin : nature, histoire, droit et politique (PUF, 1996) ; Aspects de la pensée médiévale dans la philosophie politique moderne (PUF, 1999) ; Comment écrire l’histoire de la philosophie ? (PUF, 2001) ; Machiavel, le Prince ou le nouvel art politique (PUF, 2001) ; Penser la souveraineté (2 vol.) (Pise-Paris, Vrin, 2002) ; Les fondements philosophiques de la tolérance (3 vol.) (PUF, 2002) ; Faut-il réviser la loi de 1905 ? (PUF, 2005) ; Y a-t-il une histoire de la métaphysique ? (PUF, 2005) ; Les philosophes et la question de Dieu (en collab. avec Luc Langlois, PUF, 2006) ; Matérialistes français du XVIIIe siècle (en collab., Paris, PUF, 2006) ; Hegel et le droit naturel moderne (en collab. avec Jean-Louis Vieillard-Baron) (Vrin, 2006) ; Monarchie et république au XVIIe siècle (PUF, 2007) ; Kant cosmopolitique (L’Éclat, 2008) ; Carl Schmitt ou le mythe du politique (PUF, 2009).

samedi 2 octobre 2010

La condition des juifs d'Iran

Interview de Setâre Enayatzadeh par Paule-Henriette Levy pour Radio J. (2008)

La main tendue américaine...

No comment

L'Imâm (deuxième partie)




Focalisons à présent notre attention sur le Guide. Khomeiny n’avait pas « Imâm » pour unique appellation. L’établissement, l’institutionnalisation de la République islamique, a bien évidemment entraîné une officialisation des attributions du Guide ainsi qu’une détermination de son pouvoir au sein des institutions, et le terme d’Imâm ne constitue pas un titre nécessaire à l’exercice de ce pouvoir. D’ailleurs le terme ne figure pas dans la Constitution. Il n’a officiellement été attribué qu’à R. Khomeiny, même si très récemment la question s’est posée concernant Ali Khamenei1. Dans la Constitution de 1979, c’est le terme de رهبر, rahbar, qui est employé, ou de ولی فقیه, vali ye faghih (littéralement « gardien de la jurisprudence » en sachant qu’il y a la notion de « tutelle » dans le mot « vali » qu’on traduit par « gardien »).
Nous pencher sur une considération linguistique nous sera là encore d’un grand intérêt pour saisir l’étendue de l’idée de cette sécularisation ratée du chiisme, ici à travers la figure de l’Imâm : Rahbar veut dire guide, littéralement, mais le titre entier et conventionnellement admis de celui qu’on nomme « guide suprême » en français est رهبر معظم « rahbar-e moazzam » (moazzam pouvant être traduit par « très respecté »). Mais ce dernier terme n’est en quelque sorte qu’honorifique. Il s’agit bien plus d’une marque de respect empreint d’une teinte religieuse que d’une attribution officielle et constitutionnelle. L’autre titre complet figurant dans la constitution est رهبر انقلاﺏ « Rahbar-e enghelâb », littéralement « guide de la révolution ». Il s’agit d’un titre bien inscrit dans le siècle, doublement inscrit dans le siècle pour ainsi dire, puisqu’il contient dans sa chair linguistique les idées de fait de l’homme (انقلاﺏ enghelâb, révolution, c’est-à-dire changement radical et humain de personnel politique, et des institutions, entrant en contradiction avec le chiisme traditionnel qui prône l’attentisme comme seule position politique louable pour le fidèle), et d’événement historique et donc séculier marquant un nouveau point de départ : la révolution trouve ses gardiens armés, les سپاه پاسداران انقلاب اسلامی sepah-e pasdaran-e enghelâb-e eslami (gardiens de la révolution islamique
2) ce qui prouve que nous sommes à un stade proprement humain et proprement historique, puisque l’armée a pour but le maintien d’un ordre historique nouveau, ordre qui, s’il n’était pas officiellement teinté d’une volonté déjà théocratique, pourrait remplir tous les critères de ce que Raymond Aaron (et plus récemment Marcel Gauchet) nomme une religion séculière : « Je propose d’appeler religion séculières les doctrines qui prennent dans les âmes de nos contemporains la place de la foi évanouie et situent ici-bas, dans le lointain de l’avenir, sous la forme d’un ordre social à créer, le salut de l’humanité »3. Il peut paraître surprenant de rapprocher la République islamique, régime aux aspirations théocratiques, d’un ordre nouveau dont on essaie de montrer la continuité structurellement issue de la religion dans une discontinuité en apparence non-religieuse. De ce point de vue, rompre, c’est en quelque sorte continuer autrement, or la religion n’admet pas l’altérité en son sein, mais seulement l’immuabilité. Telle est la définition même du dogme : une vérité considérée comme incontestable en tout temps, en tout lieu, dont la remise en question est sacrilège, et l’effet d’une telle remise à cause désubstantialisante. Dans le cas de l’établissement de la République islamique de 1979, l’aspiration théocratique contredit la religion en dénaturant la posture traditionnellement attentiste du fidèle, mais s’accorde avec l’idée de religion séculière qui tient pourtant sa définition d’un effacement de la religion traditionnelle au profit de la sacralisation d’éléments autrefois profanes : a. nous avons un changement (historique révolutionnaire ainsi que conceptuel dans l’interprétation religieuse moderne), b. un objectif sacralisé de cette instauration politique qui définit une frontière nouvelle entre le Bien et le Mal : dans le cas de la République islamique, le Bien moral est plus défini par le politique que par le religieux, puisque la Constitution dicte en premier lieu, et en autorité première, que le Bien est l’application de la Charia4. C’est politiquement encore, que le Bien et le Mal se définissent aussi culturellement et géographiquement. Les discours politiques iraniens bipolarisent le monde entre un Occident qui incarne le Mal dans son essence (Israël et son allié américain constituant le grand Satan, ou encore la mère du grand Satan et le grand Satan lui-même, et le petit Satan trouve tour à tour son incarnation dans le Royaume-Unis, la France pour ses liens économiques avec Israël et ses vieux liens avec l’Iraq, ou encore l’Australie et le Canada, amis des États-Unis). La République islamique s’inscrit dans la perspective d’attente du Mahdi en imposant un Etat de Bien (la République islamique elle-même), contre une culture du Mal. Autrement dit, la République islamique, dans ses fondements, ne doit son existence que par négation : sa raison d’être s’incarne dans une confrontation pure, simple et décrétée sainte, au Mal. En d’autres termes, et aussi surprenante et pourtant fidèle que puisse être la formulation, l’actuel régime iranien est coextensif à l’existence d’Israël, des Etats-Unis, et plus largement de l’Occident… A considérer l’éventualité d’une guerre entre le « Bien » et le « Mal », peu importe l’issue, le « Bien » serait toujours le vaincu puisque, dans le présent cas, il ne tire sa réalité que du Mal, et périrait donc avec lui à considérer la victoire du « Bien » sur le « Mal ». c. Au même titre que les anciennes religions, le nouvel ordre de la sacralisation du régime interprète le monde, et donne son sens à la réalité. Un sens admis comme étant le seul épousant parfaitement les contours du réel, le seul à en être l’adéquation absolue. « Comme les anciens dogmes, elles – les doctrines séculières – donnent ‘une interprétation globale du monde’, expliquent les catastrophes présentes et décrivent l’état futur de l’humanité sauvée »5. Cette formulation éclairante de Jean-Pierre Sironneau nous permet de mettre en évidence un lien avec notre précédente remarque (b) : la vision du monde qu’érige la République islamique est une inscription de croyances atemporelles – les temps religieusement parfaits de l’arrivée de Mahdi succédant à une apocalypse où règnent le vice et l’indistinction6 - dans le siècle : rappelons que la légitimité de l’existence de la République islamique repose sur la volonté d’être un îlot de moral et de droiture, dans un monde de vice détourné du droit chemin. Dans ces conditions, tous les coups du destin, les crises économiques ou politiques que rencontre le pays sont toujours rangés dans la grille de lecture manichéenne érigée par l’idéologie du régime : il s’agit de l’œuvre du Mal, et donc, de l’Occident, Occident qui, à l’heure de l’avènement des temps du Mahdi, disparaîtra au profit d’un monde définitivement musulman, où règneront, de façon consentie, les lois de l’Islam. Enfin, d. les actions collectives au service d’un Etat considéré comme porteur de valeurs absolues sont exaltées. L’ultra-patriotisme (donc la sphère du politique) a par exemple redéfinit le concept religieux de martyre, lors de la guerre Iran/Iraq notamment. Téhéran est désormais un immense cimetière : un nombre impressionnant de rues ont été rebaptisées du nom des martyrs de cette guerre (le terme de martyre est d’ailleurs très contestable dans ce cadre d’un point de vue religieux traditionnel). L’Etat a renversé un ordre religieux, l’a politisé, pour finalement le sacraliser. Nous sommes totalement dans l’angle de vue d’une sécularisation par le détournement politique du religieux, et dans le concept de religion séculière cachée puisque ce détournement politique est ensuite sacralisé. La seule différence consiste en ce que, en République islamique d’Iran, la chose est ainsi établie « au nom de Dieu ». La figure du martyre, s’incarne désormais dans le Bassidj7. Il n’est qu’un exemple parmi d’autres, répondant à l’exigence de cette caractéristique de la religion séculière, mais il est certainement l’exemple le plus probant et le plus observable : Le bassidj s’encre, au même titre que l’aspect théocratique du régime lui-même, dans un renversement religieusement illégitime d’un symbole pourtant religieux. Le sociologue Farhad Khosrokhavar met en lumière ce renversement social animé par un jeu de politisation en aval et de sacralisation en amont:

« Pour la première fois, en ce qui concerne la jeunesse urbaine en voie de modernisation, l'appel se trouve lancé pour qu'elle devienne sujet de l'Histoire plutôt que réceptacle passif et éploré d'un monde injuste [en s’enrôlant dans le Bassidj]. Combiné à la version ambivalente que donne Khomeyni d'un chiisme politique, cet appel est l'un des leit-motifs qui mobilisent les jeunes contre le régime pahlavi. On est face à une politisation du Sacré, qui demeurera, jusqu'au bout, l'une des caractéristiques essentielles des martyrs de la révolution »
8



La figure du guide associée à celle de l’Imâm aux petites heures de la République islamique est l’incarnation implicite d’un décharnement religieux, de son détournement politique, et de sa « re-sacralisation » pour donner une légitimité d’appoint aux volontés théocratiques du régime ; et comme l’Imâm est l’artère jugulaire du chiisme, il est évident que son incarnation soit le centre d’un système de velâyat-e faqih, système du gouvernement du docte, système dont le rahbar, également appelé le valiy-e faqih, est le centre.

















1 En avril 2010, une conférence intitulée « چرا باید بگوییم "امام خامنه ای" ؟ » (Tcherâ bâyad beguyim « Emâm Khamenei » ?) « Pourquoi doit-on dire “Imâm Khamenei” ? » a été donnée à Téhéran par Mohammad Ali Ramin, analyste politique, conseiller de Mahmoud Ahmadinejad et intendant du Ministre de la culture et de la Presse en République Islamique (وزیر فرهنگ و ارشاد اسلامی vazir farhang va ershad e eslami). Cet homme chargé de l’organisation de l’International Conference to review the Global Vision of the Holocaust oeuvre dans le cadre d’un movement nouveau vers l’officialisation de l’attribution du titre d’Imâm pour Ali Khamenei. Plus récemment encore, en août 2010, le satellite libanais de la République islamique, Hassan Nasrallah, lors d’une intervention télévisée annonce : « حسن نصرالله : امام خامنه ای همان راه امام راه بعد از رحلت ایشان ادامه دادند » (« Emâm Khâmenei hamân râh e emâm râh ba’ad az rehlat ishân edâmeh dâdand »). « L’imâm Khamenei suit le même chemin que l’Imâm (Khomeiny) après sa mort ». L’intervention a très largement été diffusée par Fars News, journal attaché au régime.
2 Les Sepah-e Pasdaran-e Enghelāb-e Islami, - les pasdarans - la garde prétorienne de la République islamique. Force terrestre, maritime et aérienne de la République islamique, séparée de l'armée régulière en lui étant parallèle. Cette force est directement placée sous l’autorité du Rahbar.
3 ARON Raymond, L’âge des empires et l’avenir de la France (éditions Défense de la France, Paris 1946), p. 288.
4 Le régime est le fruit d’un pacte social scellé lors de la Révolution dans le but d’assigner aux hommes (aux citoyens) la réalisation de la charia. Donc, la Constitution est la norme suprême en République Islamique, mais celle-ci est tournée vers la réalisation d’un objectif consistant en l’application de la charia. La Constitution est un outil au service de la sharia dont le garant est le Rahbar.
5 SIRONNEAU, Jean-Pierre, Sécularisation et religions politiques, La Haye, Mouton, 1982, p. 205.
6 Parmi les très nombreux signes majeurs et mineurs de l’arrivée de l’apocalypse (en arabe آخر الزمان âkhar alzamâm), on compte le vice généralisé, et l’accent mis sur le règne de l’argent au détriment des grandes valeurs, et sur une indistinction observable entre hommes et femmes. Cette indistinction est très imprégnée de l’idée d’homosexualité considérée comme perversion Pour décrire ces temps de déchéance, l’Imam al-Sâdiq, le Messager d’Allah dit: « Les gens connaîtront une époque où le pouvoir ne s’obtient que par le meurtre et la tyrannie, la richesse que par l’usurpation et l’avarice, l’amour que par l’abandon de la religion et la soumission à la passion. Quiconque atteindra cette époque et acceptera alors d’endurer la pauvreté tout en pouvant obtenir la richesse, de supporter la haine tout en pouvant le remplacer par l’amour, et de patienter devant l’humiliation tout en pouvant gagner l’honorabilité, Allah le gratifiera de la récompense spirituelle décernée à cinquante véridiques qui ont cru en moi » (Al-Kâfî, tome 2, p. 91, Bâb: Al-Sabr, h. 12). Il est aussi dit :
1-اذا استغنى النّساء بالنساء والرّجال بالرّجال فبشّرهم بريح حمراء تخرج من الشرق فيمسخ بعضهم و يخسف ببعض ذلك بما عصوا وكانوا معتدين (مصدر سني) 2- و رايت الفسق قد ظهر واكتفى الرجال بالرجال والنساء بالنساء ....ورايت النساء يتزوجن النساء ....ورايت الرجال يتسمّنون للرجال والنساء للنساء ، ورايت الرجل معيشته من دبره ومعيشة المراَة من فرجها، ورايت النساء يتخذن المجالس كما يتخذها الرجال....ورايت المراَة تصانع زوجها على نكاح الرجال، ورايت اكثر الناس وخير بيت من يساعد النساء على فسقهن ... ورايت الرجل يعير على اتيان النساء، ورايت الرجل ياكل من كسب امراته من الفجور يعلم ذلك ويقيم عليه، ورايت المراة تقهر زوجها وتعمل ما لا يشتهي وتنفق على زوجها، ورايت الرجل يكري امرأته وجاريته ويرضى بالدنى من الطعام والشراب..... ورايت النساء يبذلن انفسهن لأهل الكفر (عن الامام الصادق –ع)
Traduit de l’arabe : 1- « Lorsque les femmes se contenteront d’autres femmes (comme partenaires) et les hommes d’autres hommes, annonce-leur l’avènement d’un vent qui soufflera de l’orient et qui déformera les uns et en fera engloutir les autres, en punition de leurs péchés et de leur transgression » (« Kanz al-‘Ummâl », tome 14, p. 236) 2-L’Imam al-Sâdiq parlant de la fin du temps dit : « Je revois la perversion émerger, les hommes se contenter des hommes et les femmes des femmes…. Je revois les femmes épouser des femmes…et je revois les hommes cultiver leur embonpoint pour plaire aux hommes et des femmes qui font de même pour plaire aux femmes. Je revois les hommes vivre de leur derrière, et les femmes de leur vagin. Je revois les femmes s’asseoir comme les hommes….. Je revois la femme offrir des dessous-de-table à son mari pour qu’il la laisse faire commerce de ses charmes avec les hommes. Je revois la plupart des hommes et la meilleure famille aider les femmes dans leur perversion…. Je revois comment on reproche à un homme de s’accoupler avec sa femme. Je revois l’homme vivre du gain de sa femme, gain obtenu grâce à sa prostitution, alors qu’il le sait et s’en accommode. Je revois la femme dominer l’homme, faire ce qu’il n’aime pas et l’entretenir. Je revois l’homme louer sa femme et sa servante et accepter les pires mangers et boires…. et je revois les femmes se donner aux mécréants » (L’Imam al-Sâdiq (p), “Rawdhat al-Kâfî”, Tome 8, p. 38).
7 Il s’agit d’une force armée a été fondée par Khomeiny en novembre 1979. Il s'agissait de fournir des jeunes (entre 12 et 22 ans) volontaires du peuple (les campagnes d'enrôlement étaient, il faut le noter, extrêmement soutenues) aux troupes d'élite pendant la guerre Iran-Iraq. Après la guerre, il a fallu reconvertir cette force armée qui devient désormais une branche des gardiens de la révolution. Des militaires théoriquement mobilisés en vue de maintenir le régime dans sa prime jeunesse et encore aujourd'hui dans sa déstabilisation par les masses populaires.
8 KHOSROKHAVAR Farhad, « Le modèle bassidji » (Partie 1) in Cultures & Conflits n°28 (1998), Harmattan, pp. 59-77.